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Synodies inactuelles #1

Conférence de philo/ poésie par Bertrand Revol

En quoi les temps ont-ils changé? De la catastrophe, sous la vague”

Mardi 6 mai à 18h30

à HCE Galerie, durée 1h30 entrée 10 euros

A l’invitation de Suzanne Hubert & Georges Quidet de la Galerie HCE, j’ai l’immense joie et l’honneur insigne d’initier en leur lieu de création contemporaine à Saint-Denis, un cycle de conférences philosophico-poétiques, dont le rendez-vous sera mensuel.

J’ai fait le choix de dénommer ce séminaire _ moment de rencontre, où l’on espère que des pensées semées, disséminées peuvent mutuellement se fertiliser _ « Synodies inactuelles ».

Pourquoi ?

_ Parce que ce mot « synodies », au-delà de sa préemption ecclésiastique et sa déshérence dans le champ philosophico-politique malgré Rousseau, signifiera toujours littéralement « les chemins ensemble », ou mieux la croisée de divers sentiers, de pensée ou de vie.

   Et de surcroît, « Synodies » est un anagramme des « Dionysies », ces fêtes grecques de la pensée et de l’art en l’honneur de Dionysos, et plus tard des mystères médiévaux aux pourtours de l’édifice religieux, qui fonda notre ville.

_ En ces « synodies », données en un lieu officieux, non institutionnel, j’entends faire entendre des voix diverses, dissonantes d’avec le « la » présent, la triste musique dominante du monde actuel. C’est pourquoi, le cas échéant, j’inviterai d’autres rhapsodes, porteurs de paroles peu ou pas entendues.

_ Du coup, ces cheminements libres seront tous nécessairement « inactuels », parce qu’il s’agira de questionner les actus assaillantes depuis des points de vue à contretemps ou anachroniques, de poètes, de philosophes, d’artistes qui, morts ou encore vivants, nous aideront à réfléchir à ce que se maintenir dans le maintenant peut vouloir dire, à ce qu’être contemporain exige.

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Synodie inactuelle #1

_ En commentaire d’un post FB que je fis le 6 mars, intitulé « Quelques réflexions ‘’italiennes’’ au temps des mafiosi et des fascistes », Georges Q. m’écrivait ceci :

« Nous sommes entrés dans une nuit noire et effroyable, force est de nous réunir, de partager nos lumières pour affronter les grandes questions, comme la catastrophe, le contemporain, ou ‘’les temps ont-ils changé ? »

Cet échange sur FB fut la vraie étincelle de cette invitation/initiation d’un cercle de réflexion aujourd’hui.

Aussi décidè-je que ces essentielles questions de Georges devraient de nécessité constituer la trame directrice de ma première déambulation à la Galerie HCE. _ Me ressouvenant alors de loin en loin, de la présentation que le poète Michel Deguy fit en 1989 de la collection qu’il nomma « l’Extrême contemporain » (éditions Belin), et qu’il inaugura avec la publication de « Contrainte de Lumière » de Paul Celan, à relire ce poème-manifeste, je compris que soudain mes saisons intérieures de lecteur/penseur devenant concordantes, là était dite, dictée la méthode (d’après le chemin : métha odos en grec) que devraient suivre librement ces synodies. Soit :

_ De la sorte, cette première séance ou séquence, cette première étape des « synodies inactuelles », prendra  pour fil directeur la leçon inaugurale du séminaire de 2006 « Qu’est-ce que le contemporain ? » du philosophe italien Giorgio Agemben, pour, de lacet en lacet, sinuer entre l’élégie de Hölderlin, « Le Pain et le vin » et le plus célèbre poème d’Ossip Mandelstam « Mon Siècle », pour finir, après avoir comparé trois des plus célèbres tableaux de « vague » au XIXème siècle, par s’interroger, à l’image de celle de Victor Hugo, comment résister à la déferlante qui nous submerge au quotidien

( Bertrand REVOL)

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